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Hypnose ericksonienne à Embrun : un accompagnement global

Photo du rédacteur: Christophe Pont-Ziegelmeyer
Christophe Pont-Ziegelmeyer
23 août
4 min de lecture

À quoi peut servir l’hypnose et comment se déroule réellement un accompagnement ?


C’est une question qui revient souvent lorsque l’on découvre l’hypnose ericksonienne ou que l’on envisage une première séance.

On pense naturellement à la technique hypnotique elle-même. Pourtant, une séance ne se résume pas à « mettre quelqu’un sous hypnose ».


Elle commence par une personne, une situation, un objectif et une histoire.


C’est pourquoi je préfère parler d’accompagnement par l’hypnose : une démarche qui prend en compte ce que vous souhaitez voir évoluer, mais aussi votre manière de fonctionner, vos ressources, votre environnement et votre propre rythme.


L’hypnose ericksonienne : une approche adaptée à la personne


L’hypnose ericksonienne trouve son origine dans les travaux du psychiatre américain Milton H. Erickson.


Son approche a profondément contribué à faire évoluer la pratique de l’hypnose vers une démarche plus souple et individualisée.


Plutôt que d’appliquer exactement la même méthode à chacun, le praticien adapte sa manière d’accompagner à la personne qu’il rencontre.


Les mots, les suggestions, les métaphores, l’imagination, les sensations ou encore la manière d’orienter l’attention peuvent ainsi varier d’une séance à l’autre.


La personne reste active dans l’expérience. Il ne s’agit ni de perdre le contrôle ni d’abandonner sa volonté au praticien.


L’hypnose devient alors un moyen d’explorer autrement certaines perceptions, réactions ou façons de fonctionner et de mobiliser ses propres ressources pour favoriser le changement.


Accompagner, c’est marcher à vos côtés


Deux personnes marchant dans un paysage de montagne, illustration de l’accompagnement en hypnose

À Embrun, entourés par les montagnes, la comparaison vient assez naturellement.

Imaginons un chemin en montagne.


Le guide connaît l’itinéraire et peut marcher devant en indiquant la direction à suivre.

L’accompagnant occupe une autre place.


Il marche à vos côtés.


Il peut vous aider à regarder différemment le terrain, à identifier ce qui constitue un obstacle, à préciser l'endroit où vous souhaitez aller ou à découvrir les ressources dont vous disposez pour poursuivre.


Dans ton texte original, cette conception de l’accompagnement passe notamment par des questions portant sur ce que la personne perçoit, les évolutions qu’elle souhaite mettre en place, les chemins possibles, ses ressources, son environnement et ses objectifs.


En séance, nous pouvons ainsi nous intéresser à des questions comme :


Qu’est-ce que vous souhaitez voir évoluer ?

Qu’est-ce qui vous empêche aujourd’hui d’avancer comme vous le souhaiteriez ?

Quelles ressources possédez-vous déjà ?

De quoi auriez-vous besoin pour avancer différemment ?


Le rôle du praticien n’est pas de décider à votre place de la destination ni du chemin que vous devez emprunter.


Il est de vous accompagner dans l’exploration de vos propres possibilités.


Pourquoi parler d’un accompagnement « global » ?


Une difficulté apparaît rarement complètement isolée du reste de notre vie.


Un comportement peut être lié à certaines émotions. Une période de changement peut influencer la confiance en soi. Une situation professionnelle peut avoir des répercussions personnelles. Une réaction devenue automatique peut avoir autrefois rempli une fonction qui n’est plus utile aujourd’hui.


Parler d’accompagnement global signifie donc considérer la personne dans son ensemble plutôt que de réduire la séance au symptôme ou à la difficulté qui l’amène au cabinet.


Votre objectif compte, bien sûr.


Mais également vos émotions, votre environnement, vos expériences, vos ressources, vos valeurs et la manière dont le changement souhaité peut trouver sa place dans votre vie.


C’est déjà une idée centrale de ton article original : prendre en compte non seulement la difficulté rencontrée, mais également les différentes dimensions de la vie concernées par la situation.


L’hypnose devient alors un outil au service de cet accompagnement, et non une technique appliquée indépendamment de la personne.


Des ressources qui vous appartiennent


Cette approche repose sur une conviction importante : le changement ne vient pas uniquement du praticien.


Vous avez une histoire, des apprentissages, des expériences et des capacités qui vous sont propres.


Certaines ressources sont immédiatement accessibles. D’autres peuvent sembler plus éloignées, avoir été oubliées ou être difficiles à mobiliser dans une situation particulière.


L’expérience hypnotique peut permettre d’explorer ces ressources autrement, d'expérimenter de nouvelles réponses ou de modifier la manière dont certaines situations sont vécues.


C’est aussi ce qui explique pourquoi deux personnes ayant apparemment le même objectif ne vivront pas nécessairement le même accompagnement.


Dans quelles situations cette approche peut-elle être utilisée ?


Les raisons qui conduisent une personne à pousser la porte du cabinet sont très diverses.


Il peut s’agir de vouloir faire évoluer certaines habitudes ou certains comportements, mieux vivre certaines émotions, retrouver davantage de confiance, travailler autour de peurs, du sommeil, préparer une échéance personnelle, sportive ou professionnelle, ou encore traverser plus sereinement une période de changement.


Un exemple intéressant de cette diversité d'utilisation est proposé par Montagnes Magazine, à travers le témoignage d'un accompagnement utilisant l'hypnose autour de la peur de la chute en escalade.


Un accompagnement construit avec vous


Une séance d'hypnose n'est donc pas seulement la rencontre avec une technique.

C'est aussi un espace dans lequel nous prenons le temps de définir ce que vous souhaitez, de comprendre comment vous vivez la situation et d'adapter l'accompagnement à ce qui émerge au cours du travail.


Cette démarche repose sur l'écoute, le respect, la confiance et l'autonomie — des valeurs déjà très présentes dans ton texte initial.


Au cabinet d'Embrun, l'objectif n'est pas de vous montrer le chemin que vous devriez suivre.


C'est de vous accompagner suffisamment pour que vous puissiez explorer le vôtre.


Parce qu'un accompagnement global ne consiste pas à changer une personne. Il consiste à l'aider à mobiliser ses propres ressources pour construire le changement qui lui correspond.

 
 
 

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